



Fragmentos de un viaje vertical. Cruzando Gambia. Del Sahel al manglar por la sabana de acacias. Mezquitas. Calor y color, de la sombra al sol.


Recitan a voz en grito los esclavos,
las mujeres, los niños, los heridos.
Recitan los desheredados,
recitan los olvidados,
recitan los fantasmas de los acobardados.
(*diolas: etnia que habita la región de Casamance)
Afrique, mon Afrique,
Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales
Afrique que chante ma grand-mère
Au bord de ton fleuve lointain
je ne t'ai jamais connue
Mais mon regard est plein de ton sang.
Ton beau sang noir à travers les champs répandu
le sang de ta sueur
La sueur de ton travail
Le travail de l'esclavage
L'esclavage de tes enfants
Afrique dis-moi Afrique
Est-ce donc toi ce dos qui se courbe
Et se couche sous le poids de l'humilité
Ce dos tremblant à zébrures rouges
Qui dit oui au jouet sur la route de Midi ?
Alors gravement une voix me répondit
Fils impétueux cet arbre robuste et jeune
Cet arbre là-bas
a Splendidement seul au milieu des fleurs blanches et fanées
C'est l'Afrique ton Afrique qui repousse
Qui repousse patiemment obstinément
Et dont les fruits sont peu à peu
L'amère saveur de la liberté.
David Diop (1927-1961)
El maestro tiene el poema escrito.Soberbios el sol i la luna.
Como andamios del cielo
colocan, gradan y degradan colores sin nombre
hechos de rayos, de brillos y reflejos,
de tonos, inflexiones, de sombras y luz...
Se alarga la tarde y la calidez solar
abruma nubes y azules por encima del mar
mientras sube la luna y otorga esa frialdad
que solo ese espejo sideral sabe reflejar.
Y la brisa de agua acaba de hilar
una sensación difícil de olvidar.
Desde la piragua,
bordeando el manglar.